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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:52
livre-1.jpg
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Voici un conte que Annick Sert m'a fait découvrir, je l'ai recopié intégralement avec sa permition, pour l'aider aussi dans sa quête de savoir qui en est l'auteur.
L'OISEAU BLANC...

Un jour un oiseau blanc descendit des nuages.
Léger, il se posa sur mon grand livre ouvert que j'avais oublié.

Un beau livre géant, fragile, solitaire.
Le vent tout doucement, en agitait les pages, un vent doux, insouciant, qui venait de la mer. L'oiseau picora des mots sur le papier.
Il engloutit justice, parole, liberté, il dégusta écoute, dignité, tolérance, se délecta de paix, tendresse, différences, se rassasia de joie, compassion amitié.
Ayant puisé ses forces et apaisé sa faim, il reprit son envol vers des cieux plus lointains.

Après des jours et des nuits d'un épuisant voyage, il se posa sous un soleil torride dans un vaste désert aux cent dunes arides où le vent déchaîné, ardent, hurlait de rage, sans barrières, sans but, venant de nulle part, lourd de venins amers et de sables, et de son regard aigu, il vit à l'horizon flou un mirage de sables mouvants, entre le ciel limpide, bleu, sans nuage et les plis esquissés d'un sol incandescent.De terre rouge et d'or, une ville apparut, close sur des palais aux fenêtres obscures et ses jardins secrets envahi de verdure.
Des gens silencieux circulaient dans les rues portant des sacs de fruits, des piles de gâteaux, des montagnes de pains, des lourdes jarres d'eau, qui ne calmeraient ni leur peine, ni leur faim, ni les appels muets de leurs grands yeux éteints.
Sur les trottoirs, dormaient des enfants épuisés dans les bras impuissants de mères décharnées cependant que des princes, allongés dans la soie, jetaient leurs restes aux chiens en riant aux éclats.
L'oiseau ouvrit son bec et sema quelques mots sur le sol craquelé des ruelles sans eau.Il sema liberté, justice, dignité, parole et s'élança à grands battements d'ailes vers d'autres vies errant sur des rives nouvelles.

Après des jours et des nuits d'un épuisant voyage, il se posa enfin sur le toit d'une cité où se pressaient sans cesse des hommes affairés entre des tours de verre, de béton et d'acier. Il les vit s'avancer avec indifférence sur des quais, des trottoirs et des tapis roulants, en une interminable, imperturbable danse, aux rythmes implacables, aux sourds piétinements.Il vit des quartiers gris aux immeubles tassés, où logeaient par milliers des gens désenchantés. Leurs têtes, débordant de soucis, de détresse, se penchaient vers le sol alourdies de tristesse. Leurs visages de cire, de métal ou d'ébène, disaient la solitude, la fatigue, la peine.
L'oiseau ouvrit son bec et sema quelques mots, dans la ville sans coeur aux multiples barreaux. Là où,sur les pavés gris, ne poussaient que violence, compétition sauvage, rivalité, méfiance, il sema tolérance, il sema différences et il sema tendresse, écoute, dans le silence.

Ensuite, il s'envola à grands battements d'ailes vers d'autres vies errant sur des rives nouvelles. Il parvint au-dessus d'un pays dévasté par une guerre absurde, si longue, si cruelle, que personne ne savait plus qui l'avait commencée.
Ouvrant le bec, encore, une dernière fois, il sema compassion, paix, amitié et joie. Ensuite, il s'éloigna dans un battement d'ailes pour s'envoler, plus haut et plus loin dans le ciel. Epuisé, il revint lentement sur la plage où le livre géant mouvait toujours ses pages. Et lci, il s'aperçut qu'il avait oublié de picorer un mot sans lequel rien n'existe, rien ne peut commencer d'éclore, ni de pousser.
Il le prit dans son bec et , tout comme un artiste lance au vent un poème.

Et le mot s'enroula tout autour de la terre...
C'était le mot amour, sans lequel l'existence n'est plus qu'une prison ou qu'une longue errance.

(Je ne connais pas non plus l'auteur de ce récit et serais heureuse si quelqu'un pouvait me le faire connaître). Merci et bonne lecture à tous

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commentaires

lucie 13/03/2010 19:53


Bonjour p'tite Marie, toujours un blog aussi beau, cette mer me fait rêver, j'espère que tout va bien pour toi, bonne soirée bisous lucye


Nicole 27/02/2010 11:39


Bonjour Petite Marie, je viens te déposer milles bises d'amitié pour te dire que je ne t'oublie pas et aussi rare son mais com en ce moment j'espère que tu m'en pardonneras mais le plaisir de te
lire est présent surtout que ton blog est toujours aussi magnifique merci bon weekend à toi et à tout ton petit monde bisous ma belle à bientôt


petite marie 28/02/2010 20:10


bonsoir Nicole, merci de ton message, j'espère que tu vas bien et que tout se passe bien chez toi aussi,je ne t'oublie pas non plus,je te souhaite un bon dimanche malgré la tempête,gros bisous et à
bientôt


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SUR L'AILE DU PAPILLON...











La violette
odorante
*
c'est la fleur qui me représente
discrète et touchante
si on la cueille, elle se métamorphose
elle est d'un beau mauve
fine par son essence
sur les âmes elle se pose
ses pensées sont tendre
comme les papillons de l'aube
et du matin au couchant
elle rejoint les fées des aulnes...

*
petite marie.







La violeta olorosa...

Es la flor que me representa
Discreta y conmovedora
Si la cosechan,se transforma
Tiene un encantador color violeta
Fina por su esencia
Sobre el alma se posa
sus pensamientos son ternura
como las mariposas del alba
Y desde por la manana
hasta que el sol se acuesta
Se une a las hadas de los alisos...




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LE TEMPS EST PRECIEUX...







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Tout poème naît d'un germe, d'abord obscur, qu'il faut rendre lumineux pour qu'il produise des fruits de lumière.
Daumal (René)
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RIGEL...


*

Regarde-moi bien,

Je ronronne et te sens,

Je ne suis pas loin,

Fouinant dans le vent.

Et si tu me caresses un brin,

Je te répondrai tendrement.

*

ET LES MOTS PANSENT LES MAUX..

Les mots déambulent,
En courbes et en ondes,
Se posent comme des bulles,
qui éclatent en réponses...
*
Dans cette mer de souvenirs,
les maux poussent les vagues,
Et le coeur vibre,
En tam tam sauvage.
*
Tout est en ébullition,
Dans nos pensées et nos espoirs,
Nos désirs en rébellion,
Chassent les idées noires.
*
Et c'est l'éveil à la terre,
Après un dur labeur,
Quand la pluie arrive du ciel,
effaçant toutes nos peurs.
*
Alors les mots pansent les maux,
Des graines magiques,
Qui ça et là se posent,
Et font que nos projets aboutissent...
Petite Marie.

MON REVE.....QU'IL SE REALISE.



Il était une fois,
A l'orée de moi
Des mots éternels,
Sur un arc-en-ciel.
Ils me parlent de toi...
ou est-ce de moi?
Un jour, alors que mon regard,
se perdait entre deux nuages,
j'entendis le son d'un message,
et mon âme lâcha les amarres...

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