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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 08:54

loups_3.jpg

***

Parfois…entre deux ombres matinales…des formes aux contours incertains et lointains viennent planer au-dessus de mes pensées. Elles traversent mon âme pour se poser dans la courbe d’une lettre ou d’une ponctuation…ou tout simplement, suspendues entre deux temps…

 

Une silhouette de hier, un cœur du présent, une âme de toujours…Les cheveux hirsutes et mats, le corps maigre frôlant à peine l’adolescence. Il a le regard triste et sec quand il caresse d’une main un des énormes loups et de son autre main, l’autre, ses amis fidèles. Leur pelage gris sombre se marie avec le ciel de plomb, et au loin, une masse informe et noire se détache du sol blanchit par la neige, ils approchent…les loups grondent…

Suspicion…

Un frisson s’enroule le long de son échine, de bas en haut venant des profondeurs.

Cours, cours ! Ne laisse pas la peur avaler ta force. Cours, cours !

Un déclic ancestral, un courage magistral. Sous sa paume le pelage doux et chaud le ramène à la réalité, celle de cette froide aube. Le regard tourné vers l’horizon, ils s’élancent vers la liberté, leur liberté. La masse noire se rapproche et se précise derrière lui et des bruits de voix aux accents de colère et de peur viennent tarauder son cœur d’enfant.

Cours, cours ! Surtout ne pas regarder en arrière. Cours, cours !

Il est à bout de souffle, les membres engourdis par le froid, il ne les sent plus…alors il trébuche et s’étale sur le tapis de neige. Un bruit sourd derrière lui, une longue plainte et puis le silence.

Ignorance…

Il sent cette peur dans l’air, mais elle ne vient pas de lui, il l’a laissé derrière… il la voit sur la foule qui approche, sur leur visage, leur expression. Ils sont tout près, mais son regard s’est posé sur son ami, l’un des chiens loups qui gît à quelques mètres de lui, un filet de sang où s’échappe la vie. Le deuxième loup gronde, lui faisant un rempart de son corps, alors l’enfant s’agrippe à lui et tous deux foncent vers le soleil qui va bientôt poindre à l’horizon.

Souffrance…

 L’astre accroche soudain son premier rayon sur le bord du levant…l’enfant n’entend plus les pas lourds, les cris, le cliquetis des armes ni les larmes que débordent en laissant des sillons sur son visage. Il sent seulement la douceur de cette chaleur caresser son âme. Alors il s’arrête juste un instant. Un homme ralenti, se détache de la foule. Dans sa main il tient fermement sa lance…

Délivrance…

Le regard de l’enfant plonge dans ceux du loup à l’instant précis où une douleur fulgurante le transperce dans sa chair et son âme.

Va, va mon loup, mon ami ! Va rejoindre le soleil…la liberté…

L’homme se détache de la foule. Le regard rude et indifférent se pose sur le corps sans vie de l’enfant. Il entend un loup hurler à la mort, loin…trop loin.

 

Le soleil a frémit, juste un peu et son premier rayon a caressé mes yeux d’un sourire. Je cours, je cours jusqu’à perdre haleine, une force soudaine m’envahit. Alors je secoue mon pelage pour chasser les ombres du passé et levant mon museau en humant l’air de l’aube nouvelle, je hurle à la vie…maintenant je suis…

Conscience…

Petite Marie

***

Vidéo: la grandeza de los lobos:la grandeur des loups:

***

Trascendencia…

 

A veces entre dos sombras matutinas… hay formas con los contornos inciertos y lejanos que vienen planeando por encima de mis pensamientos. Atraviesan mi alma para posarse en la curva de una letra o de una puntuación… o simplemente, suspendidas entre dos tiempos…

 

Una silueta de ayer, un corazón del presente, una alma de siempre… Los cabellos hirsutos y mates, el cuerpo flaco que roza apenas la adolescencia. Tiene la mirada triste y seca cuando acaricia de una mano uno de los enormes lobos y de su otra mano, el otro, sus amigos fieles. Su pelaje gris sombrío se mezcla al cielo de plomo, y a lo lejos, una masa informe y negra hace contraste con el suelo blanco de nieve, se acercan… los lobos gruñen…

Suspicacia…

Un escalofrío se enrolla a lo largo de su espinazo, de abajo para arriba viniendo de las profundidades.

¡Corre, corre! No dejes el miedo tragarse tu fuerza. ¡Corre, corre!

Un inicio ancestral, un coraje magistral. Bajo la palma de su mano el pelaje suave y cálido le hace volver a la realidad, la de esta alba fría. Vuelve la mirada hacia el horizonte, se lanzan hacia la libertad, su libertad. La masa negra se acerca y se precisa detrás de él y ruidos de voces con acentos de cólera y de miedo llegan para aterrajar su corazón de niño.

¡Corre, corre! Sobre todo no mirar hacia atrás. ¡Corre, corre!

Esta sin aliento, los miembros entumecidos por el frío, ya no los siente más… entonces tropieza y se extiende sobre el manto de nieve. Un ruido surge detrás de él, una larga queja y luego el silencio.

Ignorancia…

Siente ese miedo en el aire, pero no viene de él, detrás lo dejó… lo ve sobre la muchedumbre que se acerca, sobre sus rostros, sus expresiones. Están muy cerca, pero su mirada se poso sobre su amigo, uno de sus lobos que yace a algunos metros de él, un hilo de sangre donde se escapa la vida. El segundo lobo gruñe, haciéndole una protección de su cuerpo, entonces el niño le agarra y ambos se lanzan hacia el sol que pronto va a despuntar sobre el horizonte.

Sufrimiento…

El astro engancha de repente el primer rayo sobre el borde del amanecer… el niño ya no oye los pasos pesados, los gritos, el ruido de las armas ni las lágrimas que rebosan dejando surcos sobre su rostro. Solo siente la dulzura de ese calor acariciar su alma. Entonces se para justo un instante. Un hombre modera su paso, se desprende de la muchedumbre. En su mano coge firmemente su lanza…

Liberación…

La mirada del niño se sumerge en los del lobo en el preciso instante en que un dolor fulgurante lo traspasa en su cuerpo y su alma.

¡Vete, vete mi lobo, mi amigo! Ves a unirte con el sol… la libertad…

El hombre se aleja de la muchedumbre. La mirada dura e indiferente se posa sobre el cuerpo sin vida del niño. Oye a un lobo aullar a la muerte, lejos… demasiado lejos.

 

El sol se a estremecido, solo un poco y su primer rayo acarició mis ojos de una sonrisa. Corro, corro hasta quedarme sin aliento, una fuerza súbita me invade. Entonces zarandeo mi pelaje para ahuyentar las sombras del pasado y levantando mi hocico para sorber el aire de la nueva alborada, aúllo a la vida… ahora soy…

Conciencia…

Marisol 

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Published by petite marie(Marisol) - dans au gré des mots...
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Edouard 29/06/2012 18:15


Ta prose est à l'égale de ta poésie: puissante, profonde et super bien ficelée. Du grand art, bravo Marisol

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SUR L'AILE DU PAPILLON...











La violette
odorante
*
c'est la fleur qui me représente
discrète et touchante
si on la cueille, elle se métamorphose
elle est d'un beau mauve
fine par son essence
sur les âmes elle se pose
ses pensées sont tendre
comme les papillons de l'aube
et du matin au couchant
elle rejoint les fées des aulnes...

*
petite marie.







La violeta olorosa...

Es la flor que me representa
Discreta y conmovedora
Si la cosechan,se transforma
Tiene un encantador color violeta
Fina por su esencia
Sobre el alma se posa
sus pensamientos son ternura
como las mariposas del alba
Y desde por la manana
hasta que el sol se acuesta
Se une a las hadas de los alisos...




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RIGEL...


*

Regarde-moi bien,

Je ronronne et te sens,

Je ne suis pas loin,

Fouinant dans le vent.

Et si tu me caresses un brin,

Je te répondrai tendrement.

*

ET LES MOTS PANSENT LES MAUX..

Les mots déambulent,
En courbes et en ondes,
Se posent comme des bulles,
qui éclatent en réponses...
*
Dans cette mer de souvenirs,
les maux poussent les vagues,
Et le coeur vibre,
En tam tam sauvage.
*
Tout est en ébullition,
Dans nos pensées et nos espoirs,
Nos désirs en rébellion,
Chassent les idées noires.
*
Et c'est l'éveil à la terre,
Après un dur labeur,
Quand la pluie arrive du ciel,
effaçant toutes nos peurs.
*
Alors les mots pansent les maux,
Des graines magiques,
Qui ça et là se posent,
Et font que nos projets aboutissent...
Petite Marie.

MON REVE.....QU'IL SE REALISE.



Il était une fois,
A l'orée de moi
Des mots éternels,
Sur un arc-en-ciel.
Ils me parlent de toi...
ou est-ce de moi?
Un jour, alors que mon regard,
se perdait entre deux nuages,
j'entendis le son d'un message,
et mon âme lâcha les amarres...

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